Aboubacar Soumah dénonce la politisation à outrance de l’éducation

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Accusé d’être à la base de l’échec des candidats aux examens nationaux, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLEEG) se défend et impute la responsabilité au pouvoir en place qui, selon lui, a politisé toute l’administration guinéenne.

‘’Du ministre jusqu’au dernier responsable de l’éducation, ce sont des militants du parti [au pouvoir]. Durant le processus d’évaluation des enfants, c’est le militantisme qui a prévalu sur tout le processus. Si tu n’es pas militant, tu ne peux pas être choisi comme surveillant ou correcteur’’, révèle Aboubacar Soumah

Selon lui, ‘’tous les enseignants compétents qui ne sont pas du parti ont été mis de côté. Ce sont les non-enseignants qui sont plus nombreux au niveau de la surveillance, la correction et du secrétariat en violation flagrante des règlements généraux régissant les examens nationaux’’.

‘’Les résultats ne vont pas être satisfaisants. Parce que la manipulation des papiers au secrétariat n’est pas faite par des cadres compétents. Ceux qui ont l’habitude de travailler ont été mis de côté’’, estime le secrétaire général du SLEEG.

Aboubacar Soumah laisse entendre que le gouvernement a décidé, depuis 2017, de limiter le nombre d’admis au baccalauréat pour, à l’en croire, éviter d’orienter des bacheliers dans les universités privées.

VisionGuinee.Info

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