COMMENT SE SOIGNER DE COVID 19?

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Le coronavirus Covid-19 ne se manifeste pas de la même façon chez toutes les personnes contaminées. Les symptômes caractéristiques : une fièvre autour de 38°C-39°, en dents de scie, « c’est le principe de ces virus aérien« , précise le Dr Alain Ducardonnet, une toux sèche, une fatigue qui ressemble à une grippe. Les autres symptômes fréquents : troubles intestinaux, maux de gorge, maux de tête, perte d’odorat ou de goût.

Confinement et repos les premiers jours

Ces premiers symptômes se manifestent pendant la première phase de l’infection. Le Covid-19 n’est pas connu de l’organisme, celui-ci réagit. Les bons réflexes :

– Le conseil de base est évidemment de rester chez vous.

– Accordez-vous du repos. Même si la maladie évolue en dents de scie (l’état général s’améliore puis se dégrade à nouveau), il est important de vous ressourcer.

– Pensez à bien vous hydrater, avec de l’eau ou des tisanes. Notamment si vous avez de la fièvre.

– Vous pouvez prendre du paracétamol, à condition d’espacer les prises de 6h et de se limiter à 3g par jour. « On prend du paracétamol quand la fièvre empoisonne la vie. C’est une réaction physiologique de l’organisme qui se bat contre l’infection. Si ce n’est pas trop inconfortable, on peut la laisser faire son travail », précise le Dr Alain Ducardonnet. Ne prenez surtout rien d’autre, ni anti-inflammatoires non stéroïdiens ni aspirine.

– Ne pratiquez plus d’activité physique. Avec le virus, cela peut provoquer une réaction inflammatoire du myocarde et des troubles du rythme.

– Pour donner un coup de pouce à votre immunité, mangez équilibré. Invitez des fruits et légumes riches en vitamine C (kiwi, orange, brocolis, poivron…) et en zinc (foie de veau, céréales complètes) dans votre assiette. Vous pouvez aussi miser sur des plantes qui boostent l’immunité (astragale, échinacée…).

Comment protéger les autres membres de son foyer ?

Pensez à vous laver les mains à l’eau et au savon de Marseille très fréquemment. Portez un masque si c’est possible. Et donnez les bons réflexes aux enfants en les incitant à se laver les mains très régulièrement eux-aussi.

Quand s’inquiéter ?

« Dans 80 à 85% des cas, au bout de 5 à 7 jours, ces symptômes vont disparaître, » explique le médecin. « Mais chez certains individus, au 7ème ou 8ème jour, le système immunitaire s’emballe. C’est là qu’il y a un risque de surinflammation qui s’installe sur le poumon. L’oxygène n’arrive plus à passer. »

Il est donc important de surveiller sa respiration et de donner l’alerte en cas de gêne respiratoire. Quand s’inquiéter ? « Quand au repos, on a la sensation d’être pris dans un étau« , décrypte le cardiologue. « Si la fréquence respiratoire s’accélère au repos, si le souffle est court, si vous sentez que votre respiration s’accélère simplement en faisant quelques pas chez vous, c’est là qu’il faut s’inquiéter« . Cette surinfection peut se produire très vite, en l’espace de 24h à 48h, c’est pourquoi il ne faut pas traîner. Dès que ces signes apparaissent, il faut consulter son médecin traitant ou appeler le 15. Quelques critères cliniques précis permettent aux professionnels de santé de savoir si votre état nécessite une prise en charge. Une hospitalisation peut être nécessaire.

Peut-on prédire cette surinflammation ?

« Malheureusement non », regrette le Dr Alain Ducardonnet. L’état des premiers jours (fièvre plus ou moins élevée, fatigue importante ou non) ne présume pas de la suite des événements. Les personnes qui ont un terrain fragile doivent être particulièrement attentives aux symptômes de gêne respiratoire. Les personnes à risque : celles qui souffrent d’hypertension, d’asthme, de bronchite chronique, les personnes âgées, les personnes qui ont des antécédents cardio-vasculaires, malades atteints de cancer…. Au moindre doute, prenez rendez-vous pour une téléconsultation.

Le coronavirus peut-il laisser des séquelles ?

« Chez les personnes qui font des formes bénignes, ce qui perdure le plus souvent, c’est la fatigue« , note le Dr Alain Ducardonnet. « Elles ont du mal à remonter la pente, un peu comme après une mononucléose infectieuse. En cas d’atteinte pulmonaire plus importante, et de séjour en réanimation, on a pu constater des incidences sur le tissu nerveux. Une rééducation est parfois nécessaire pour que le corps reprenne son activité. »

A lire : Prenez rendez-vous… avec vous, Dr Alain Ducardonnet, ed. Cherche Midi, à paraître le 20 mai

 


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