Hausse du prix du carburant à la pompe : le gouvernement guinéen donne les motifs

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L’augmentation du prix du carburant à la pompe de 8000 à 10.000GNF a provoqué de nombreuse supputation dans la cité. Ce mardi 2 juillet 2018, le gouvernement guinéen avec à la tête le ministre des hydrocarbures a tenté de convaincre l’opinion national, les partenaires sociaux sur la nécessité d’augmenter le prix du carburant en Guinée.

«L’Etat a renoncé d’octobre 2017 à juin 2018, à 750 milliards dans la subvention du carburant. A partir du mois de juillet, on était face à un blocage. Toutes les lignes qui servaient de matelas à l’Etat pour être généreux avec une politique sociale, étaient épuisées. Mais au-delà, on a aussi des engagements avec nos partenaires financiers. Quand vous partez vers les partenaires financiers, ils n’ont pas de problème à vous accompagner, ils vous demandent ce qui est connu de tout le monde : la mobilisation de vos ressources internes… En adéquation avec ses engagements, l’Etat n’avait pas d’autre choix que d’augmenter le prix à partir du 1er juillet » a expliqué le ministre des hydrocarbures Diakaria Koulibaly

Pour le ministre, La subvention du carburant, n’est pas toujours la meilleure solution. «Cette subvention ne profite qu’aux gros consommateurs fondamentalement alors que l’Etat doit faire face à la réalisation d’infrastructures sociales de base de manière à toucher les couches à la base.»

D’autres motifs qui ont poussé le gouvernement a reajusté le prix du carburant est « Le prix moyen dans les pays voisins comme la Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire se situe autour de 11 500/L soit un différentiel de prix de 3 500 FG/L. D’où la nécessité d’ajuster le prix du carburant afin de permettre à l’Etat de conforter sa surface financière et de redresser conséquemment le dérapage qui prévaut » a détaillé
Présent à la rencontre, le ministre du Budget, Ismael Dioubaté, rencherit «l’augmentation devait se situer entre 11.500 et 12 mille francs guinéens pour atteindre l’équilibre. Mais on s’est battu pour le maintenir à 10 mille francs guinéens. Comme le ministre du travail l’a dit, les pourparlers ne se sont jamais interrompus avec les partenaires sociaux. Mais la logique économique est là »

Pour clore, le gouvernement guinéen a annoncé son désir de poursuivre les négociations dès ce mercredi 5 juillet avec les syndicats autour des mesures d’accompagnement afin de parvenir à une décision consensuelle qui pourrait contribuer au maintien de paix dans le pays.

Aboubacar Soumah

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