Présidentielle en Algérie: deux ex-Premiers ministres de l’ère Bouteflika parmi les 22 candidats à la présidentielle

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L’autorité nationale indépendante des élections a indiqué dimanche avoir enregistré 22 candidatures à la présidentielle algérienne, dont celles de deux anciens Premiers ministres du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Vingt-deux candidatures ont été enregistrées par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) pour la présidentielle du 12 décembre en Algérie. Parmi elles figurent les noms de deux anciens Premiers ministres du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a indiqué, dimanche 27 octobre, l’agence de presse officielle APS. Il s’agit d’Ali Benflis et d’Abdelmadjid Tebboune.

Agé de 75 ans, Ali Benflis se présente depuis 15 ans comme le principal opposant d’Abdelaziz Bouteflika, dont il fut chef du gouvernement en 2000.

Limogé en 2003, il est de nouveau candidat contre Abdelaziz Bouteflika l’année suivante, puis en 2014. À chacune de ses tentatives d’accession au pouvoir, Ali Benflis est arrivé en deuxième position, derrière l’ex-président, chaque fois réélu avec plus de 80 % des voix.

De son côté, Abdelmadjid Tebboune, 73 ans, a été haut fonctionnaire, puis plusieurs fois wali (préfet) avant d’être nommé ministre de la Communication d’Abdelaziz Bouteflika à son arrivée au pouvoir en 1999. Ce dernier le rappelle au gouvernement en 2012 et lui en confie la tête en mai 2017 avant de le limoger trois mois plus tard sur fond de lutte de clans dans son entourage.

Favoris du scrutin

Sur la liste des candidats, deux autres noms rappellent l’ère Bouteflika. Azzedine Mihoubi, du Rassemblement national démocratique (RND) – pilier de la coalition ayant soutenu Abdelaziz Bouteflika durant sa présidence – fait également partie des candidats. Tout comme Abdelkader Bengrina, représentant d’El-Bina, petit parti membre d’une coalition islamiste, dont l’un des députés a été élu en septembre à la présidence de l’Assemblée nationale.

Ce sont toutefois Abdelmadjid Tebboune et Ali Benflis qui font figure de favoris à cette présidentielle. Une élection rejetée par le mouvement de contestation inédit né fin février.

Les manifestants refusent en effet que la présidentielle soit organisée par le pouvoir, toujours aux mains d’ex-figures des vingt années de présidence d’Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission en avril sous la pression conjuguée de l’armée et de la rue.

Désormais, l’Anie dispose de sept jours pour statuer sur la validité de ces candidatures, et publier la liste des candidats retenus. Liste qu’elle devra ensuite transmettre au Conseil constitutionnel, pour validation définitive.

Avec AFP


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