C’est avec une profonde surprise et un immense regret que nous portons à l’attention de l’opinion publique une flagrante injustice qui secoue le Ministère de la Communication. Personne n’aurait imaginé qu’une telle discrimination puisse voir le jour au sein de ce département, pourtant censé incarner l’équité et l’information pour tous.
Les faits sont édifiants : les stagiaires de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), visiblement traités avec une considération supérieure, viennent d’être engagés à la fonction publique à l’issue d’un « concours imaginaire ».
Ce processus opaque aurait conduit à l’admission de plus de 330 stagiaires de la RTG. Pendant ce temps, les 49 stagiaires du quotidien national Horoya, qui ont pourtant œuvré avec dévouement, se retrouvent inexplicablement mis de côté. Une injustice criante qui ne dit pas son nom !
Cette situation est d’autant plus consternante que, lors du recrutement national, le département de la Fonction Publique avait alloué au Ministère de la Communication un quota de 156 places. C’est dans ce cadre que les stagiaires de toutes les directions confondues du département de l’information avaient postulé. Chacun a dû s’acquitter des 100 000 GNF exigés pour l’inscription, sans compter les frais de dossier, nourrissant un espoir légitime.
À la grande surprise générale, la Fonction Publique a subitement retiré le Ministère de la Communication de la plateforme d’inscription.
Pire encore, alors que cette exclusion frappait les uns, les stagiaires de la RTG étaient parallèlement invités à s’enrôler, au nom d’un « protocole » signé entre les syndicats de la RTG et le gouvernement.
La question fondamentale qui se pose aujourd’hui est la suivante : un protocole d’accord peut-il légitimement priver les stagiaires de Horoya et d’Akbar de leur droit à concourir au recrutement national ?
Le département de l’information et de la communication est-il à ce point résumé à la seule RTG ? Cet état de fait prouve à suffisance l’existence de deux poids deux mesures dans le traitement des stagiaires au sein de ce même département.
La promesse du Ministre de la Communication, Monsieur Fana Soumah, avait pourtant insufflé une lueur d’espoir. Nous citons : « Il m’est difficile de prendre un engagement, mais je vais me battre pour qu’on puisse prendre certains d’entre vous. Ce qui est sûr, on ne prendra pas tout le monde. » Cet engagement avait fait naître une liesse d’espoir chez les stagiaires du quotidien, malheureusement de courte durée.
Après quelques semaines d’une attente angoissante, la cruelle réalité s’est imposée sur les visages innocents des stagiaires : ils ne pourraient pas participer au concours au nom du Ministère de la Communication et de l’Information, au motif que ceux de la RTG avaient déjà été recrutés.
C’est une confusion totale ! Si nous nous référons à l’esprit du protocole d’accord, il y est spécifiquement question des stagiaires de la RTG, et non du Ministère de l’Information dans son ensemble, ce qui inclurait naturellement ceux du quotidien national Horoya et d’Akbar.
À en croire les propos d’un syndicaliste de l’USTG, le nom du quotidien national n’a même pas été mentionné lors des négociations. « Nous avions pensé que le ministère de l’information se résume qu’à la RTG », a-t-il affirmé, dévoilant une vision restrictive et inquiétante.
S’agit-il d’un manque de volonté ou d’un refus manifeste des autorités du département ? S’il y avait eu une volonté manifeste d’équité, les 49 stagiaires d’Horoya auraient été associés aux 330 de la RTG pour participer à ce « concours imaginaire », histoire de donner une chance à tous.
Connaissant le côté social du CNRD, à sa tête le Général Mamadi Doumbouya, et le combat qu’il mène au quotidien pour l’instauration de la justice en Guinée, nous sommes convaincus qu’il n’acceptera jamais une telle discrimination au sein d’un même département sans la rectifier.
C’est dans cet élan de frustration et d’injustice que le collectif des stagiaires du quotidien national se tourne aujourd’hui vers le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi que vers le Premier Ministre et son gouvernement.
Leur seul objectif est d’être rétablis dans leurs droits et d’être traités sur un pied d’égalité avec les stagiaires de la RTG, désormais engagés dans la fonction publique, au détriment inacceptable de ceux du quotidien national et d’Akbar.
Nous y reviendrons !
Le Collectif des Stagiaires Discriminés du Quotidien National.
ALSENY FADIGA DEPUIS CANADA




