Dans le cadre de l’observation et de la supervision du referendum du 21 septembre 2025 en Guinée, un dispositif de veille a été mis en place par Wanep-Guinée. Il s’agit de la salle de situation électorale, qui pendant trois jours, déploiera des observateurs dans les potentielles zones à risque de violences électorales pour suivre le déroulement du processus sur le terrain.

Pour prévenir de probables violences dans ce processus, la salle de situation électorale a fait ce samedi, une déclaration dans laquelle, elle a fait des recommandations aux autorités du pays à tous les niveaux.
Au Gouvernement,

De renforcer le dispositif de sécurité dans les zones à risque de violences électorales avant, pendant et après le referendum ;
De travailler à rétablir un climat de dialogue inclusif et à respecter les droits et les libertés fondamentales pour un environnement politique post referendum apaisé.

A la Direction Générale des Elections DGE
D’assurer une bonne opérationnalisation de son mécanisme de réponses rapides pour apporter des solutions appropriées au cas de dysfonnements et d’irrégularités qui seront notés sur le terrain dès l’ouverture des bureaux de vote.
D’agir avec impartialité et dans le strict respect des dispositions de la loi spéciale portant modalités d’organisations dub referendum.

De renforcer son dispositif de communication et d’assurer une proactivité pour contrer les fausses informations sur les réseaux sociaux et autres medias parallèlement au déroulement de ce referendum ; diffuser le pourcentage national de retrait des cartes d’électeurs.
Aux politiques

De privilégier le dialogue et le recours aux voies légales de contestations et le règlement des probables différends ;
De privilégier l’action responsable et sensible au conflit afin de limiter les risques de violence et pertes en vies humaines.
Aux forces de défense et de sécurité
De maintenir l’ordre dans le cadre légal et strict respect des droits de l’homme ;
D’agir de façon professionnelle sur le terrain et respecter l’utilisation exclusive des armes conventionnelles lors des opérations de maintien d’ordre.

Aux instituions de protections et de promotion des droits humains De continuer à interpeller les différentes parties prenantes au processus sur le strict respect des droits humains.

A la Haute Autorité de la Communication (HAC)
De faire respecter par la presse nationale et internationale l’éthique et la déontologie du métier de journalisme en exigeant une couverture sensible aux conflits ;
De veiller à la régularité durant le scrutin, de toute information de nature à exacerber la tension ou l’incitation à la violence.
Aux leaders religieux et traditionnels
De continuer à prêcher la paix et la cohésion sociale.

Aux acteurs de la société civile
De poursuivre leur rôle de veuille, d’alerte et de proposition des solutions concertes »

Aboubacar Soumah 628 95 41 99