Une table ronde pour un dialogue électoral inclusif apaisé en Guinée, s’est tenue ce mardi 09 novembre 2025 à Conakry.Elle vise à prévenir toutes violences pour une élection transparente acceptée de tous.
C’est une initiative du consortium LEJEPAD–Rose-Guinée, en collaboration avec WANEP-GUINEE, sous l’appui financier de l’Union européenne.
La rencontre a regroupé des représentants des institutions publiques, des partis politiques, de la société civile, des médias, des confessions religieuses ainsi que des acteurs communautaires.
A l’entame, le Président du Réseau Rose et du Groupe national de réponse électorale Tamba Fodé Tolno, se dit satisfait de la mobilisation des participants en faveur de cette rencontre d’échanges « une prise de conscience collective face à l’impératif de la paix dans notre processus électoral. Et rappelé que l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 représente, plus qu’une échéance démocratique, mais une véritable preuve de la maturité pour la Guinée.
Le responsable a précisé que le Groupe national de prévention et de réponse aux violences électorales n’a pas vocation à « juger », mais à prévenir et à intervenir « de manière structurée et efficace ».
Parlant de la responsabilité des partis politiques, il a indiqué que « la course au pouvoir ne doit jamais justifier l’appel à la violence ni la manipulation des identités », invitant les leaders à privilégier le dialogue républicain et à accepter le verdict des urnes dans le respect des voies de recours. Il a également rappelé aux médias et organisations de la société civile leur rôle de « sentinelles de la démocratie », appelant à un travail d’information « objectif, courageux et impartial ». Quant à l’organe de gestion des élections, il a estimé que la crédibilité du scrutin dépendra de sa transparence et de l’équité dans l’organisation du processus.
Au nom de WANEP Guinée, Kadidja Bah a réaffirmé l’engagement de son organisation à soutenir le renforcement du dialogue dans le pays. Elle a souligné les limites des précédents cadres de concertation et plaidé pour « des mécanismes innovants, adaptés au contexte électoral », saluant au passage la collaboration avec l’EGEPAD et Rose-Guinée, dont l’ancrage communautaire a, selon elle, joué un rôle déterminant. WANEP espère que cette rencontre permettra d’identifier les facteurs de blocage des dialogues antérieurs et de proposer des solutions « réalistes, participatives et durables ».
Représentant l’ADNAPROMA, Cheikh Aliounou, directeur national adjoint de la promotion et de la régulation des ONG et mouvements associatifs, a pour sa part salué une initiative qui vient, selon lui, « en appui aux efforts de l’État », rappelant que le dialogue figure parmi les priorités des autorités de la transition. Il a encouragé les participants à s’investir pleinement afin de contribuer à la construction d’un cadre de concertation renforcé.
À l’issue des interventions, les officiels ont procédé au lancement des travaux, appelant de manière unanime à faire de l’élection de 2025 un moment de cohésion, de responsabilité et de maturité démocratique, gage d’une transition apaisée et durable.
Aboubacar Soumah




