Ce lundi 9 février 2026, la commune de Matam a lancé une vaste opération de déguerpissement visant à libérer les voies publiques. Sous la direction de Badra Koné, président de la délégation spéciale, les autorités entendent restaurer l’ordre urbain et la salubrité sur un axe stratégique de la capitale.
Il est à peine l’aurore ce lundi quand les premières équipes d’intervention se déploient au carrefour Moussoudougou. Le signal est donné : Matam entame sa mue. Cette opération de libération des emprises publiques, qui doit s’étendre jusqu’au quartier Dabondy en longeant l’axe de la route du Niger, ne se veut pas une simple action isolée. Elle s’inscrit dans une dynamique nationale de lutte contre l’occupation anarchique des espaces communs.
Libération des emprises de la route
Badra Koné et son équipe
Pour Aliou Cheickna Badra Koné, le président de la délégation spéciale présent sur le terrain, l’enjeu est de taille. « L’objectif est très clair : débarrasser ce que nous avons créé des encombrants physiques. Ce n’est pas seulement à Matam, c’est une opération qui concerne toutes les localités », a-t-il rappelé, soulignant que ce mouvement global touche déjà plusieurs communes de la place.
L’un des points forts de cette journée a été l’affirmation d’une autorité ferme et impartiale. Alors que certains observateurs s’interrogeaient sur le sort de zones historiquement complexes, le patron de la commune a tranché : il n’y aura pas de favoritisme.
« Il n’y a pas d’endroit intouchable. Tous les espaces débordés, sales, mal entretenus et encombrés sont concernés », a martelé Badra Koné.
Même le secteur de Madina, souvent perçu comme une zone sensible en raison de sa densité commerciale, est dans la ligne de mire des autorités. La règle est la même pour tous : libérer le passage pour rendre la ville aux citoyens.
Face aux critiques récurrentes qualifiant ces interventions de « coups d’éclat » sans lendemain, Badra Koné a tenu à rassurer sur la vision à long terme de son équipe. L’opération actuelle n’est pas liée à un agenda politique ponctuel, comme une investiture, mais s’inscrit dans une volonté de transformation durable.
« Ce n’est pas un feu de paille. Ce qui se fait aujourd’hui va continuer », a-t-il assuré. Pour garantir que les marchands et les encombrants ne reprennent pas possession des lieux sitôt les engins partis, le relais sera passé aux municipalités. Ces dernières auront la lourde responsabilité d’assurer un entretien permanent et une surveillance accrue des espaces libérés.
En affichant cette détermination, la délégation spéciale de Matam espère non seulement fluidifier la circulation, mais aussi améliorer radicalement le cadre de vie des habitants. Entre restauration de l’ordre public et appel à la responsabilité citoyenne, Matam tente de prouver que la gestion urbaine peut rimer avec rigueur et continuité.
Dsource avenirguinee.org




