Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a exprimé, ce mercredi, son opposition ferme à la date fixée par le ministère de l’Éducation nationale pour la rentrée scolaire 2025-2026, prévue le 15 septembre. L’annonce a été faite au cours d’une assemblée générale tenue au siège du syndicat, sous la présidence d’Aboubacar Soumah et de la secrétaire générale Kadiatou Bah.

« Nous avions l’habitude, avec les gouvernements précédents, que chaque rentrée scolaire se prépare avec l’association des parents d’élèves (FEGUIPAE) et les syndicats de l’éducation : SLECG, FSPE et SNE. Rien que l’année dernière, nous avions été conviés autour de la table. Pourquoi pas cette année ? », s’est interrogée Kadiatou Bah.

Elle affirme avoir appris la décision du ministère sur les réseaux sociaux. « L’ouverture administrative est annoncée pour le 8 septembre et la rentrée pédagogique pour le 15, sans que nous ayons été ni informés, ni impliqués », a-t-elle dénoncé.

Aboubacar Soumah, de son côté, estime que le département de l’Éducation cherche à marginaliser les syndicats, malgré leur rôle dans la stabilité sociale du secteur. « Tous les problèmes posés au niveau de l’éducation, nous avons accepté de discuter avec le département pour trouver des solutions. Même si elles n’étaient pas satisfaisantes, nous avons cédé, dans l’esprit de la refondation. Depuis l’avènement du CNRD, il n’y a eu aucun mouvement de grève. Mais aujourd’hui, le ministère veut piétiner nos droits et ne nous considère plus.Le département doit comprendre que nous sommes des partenaires
incontournables. Il ne peut pas prendre de décisions sans nous concerter. Nous n’accepterons pas que les classes ouvrent le 15 septembre, car cela prive les enseignants d’une partie de leurs vacances. Celles-ci doivent durer trois mois. Dans ces conditions, ce n’est pas tenable », a-t-il martelé.