En séjour en France dans le cadre de la campagne référendaire autour du projet de nouvelle Constitution, le président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a pris part à une rencontre citoyenne organisée à Lyon, en présence de plusieurs membres de la diaspora guinéenne.

Lors de cette mobilisation, il a prononcé un discours fort, revenant sur l’histoire politique de la Guinée à travers ses différentes Constitutions, tout en soulignant la singularité du texte actuellement soumis au référendum, prévu le 21 septembre prochain.

« De 1958 à 1984, on a connu une réalité en Guinée ; de 1984 jusqu’en 2008, une autre réalité ; de 2008 à 2009, une autre. De 2010 à 2020-2021, encore une autre ; et de 2021 à nos jours, c’est une autre réalité. »

En retraçant ces différentes périodes, Badra Koné a insisté sur les ruptures successives qui ont marqué l’évolution institutionnelle du pays. Selon lui, chaque ère a été accompagnée de contextes politiques et sociaux différents, façonnant la gouvernance du pays.

« Tous ces temps ont été marqués par des réalités. La Guinée a connu plusieurs Constitutions, c’est vrai. Nous en sommes soit à la sixième, soit à la septième. »

Cependant, c’est dans le caractère consultatif et inclusif de la nouvelle proposition de Constitution que Badra Koné voit une différence fondamentale :« De toutes ces Constitutions, nous devons savoir une chose : une seule a été effectivement consultative, et c’est celle qu’on va voter le 21 septembre. »

Par ces mots, le président de la délégation spéciale de Matam appelle à une large adhésion populaire au projet, qu’il présente comme le fruit d’un processus participatif impliquant l’ensemble des couches de la société.

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