La valorisation du métier de photographe figure parmi les projets phares du ministère de la Culture et de l’Artisanat. C’est dans cette optique qu’a été organisée la première édition du concours national de la photographie, baptisé « Prix spécial du Président de la République ».
Placée sous l’égide du ministère, à travers l’Office national du cinéma, de l’audiovisuel et de la photographie de Guinée (ONACIG), avec l’appui du FODAC, cette compétition a réuni plusieurs photographes professionnels du pays. Les participants ont été évalués par un jury spécialisé sur leur capacité à immortaliser les 67 ans d’indépendance de la Guinée.
La remise officielle des prix — comprenant des enveloppes et des équipements — s’est tenue le jeudi 9 octobre 2025, à la direction de l’ONACIG, sise à Boulbinet, dans la commune de Kaloum (Conakry), en présence de nombreux cadres de l’institution.
Un grand moment d’émotion pour le lauréat
Vainqueur du grand prix doté de 100 millions de francs guinéens, Aboubacar Bangoura a exprimé sa profonde gratitude :« Mes sentiments sont énormes. Je remercie le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. C’est une première en Guinée. Merci également au ministre Moussa Moïse et à la direction de l’ONACIG, qui encouragent les photographes et les cinéastes », a-t-il déclaré.
Conscient de la responsabilité que lui confère cette distinction, M. Bangoura s’est engagé à redoubler d’efforts :« J’ai un fardeau sur mon dos. Je dois beaucoup travailler pour être un homme de référence », a-t-il affirmé, avant d’exhorter la jeunesse guinéenne à la formation et à la persévérance :
« Dans chaque métier où tu te lances, il faut accepter de se former. »
Des perspectives prometteuses pour la profession. De son côté, Lamine Sylla, président des photographes de Guinée, a salué l’initiative des autorités tout en plaidant pour la mise en place d’une formation continue au bénéfice des professionnels du secteur.
Pour sa part, le directeur général de l’ONACIG, Amara Traoré, s’est réjoui du respect des engagements pris par le ministère et a insisté sur la transparence du processus :
« Nous démontrons à tous les photographes qui n’ont pas pu participer et qui doutaient du changement, que la donne a évolué. Nous sommes prêts à faire encore plus pour la photographie. »
La Guinée veut briller par l’image
L’ONACIG, qui a récemment mis en place une salle d’archives de plus de 9 téraoctets de capacité, ambitionne désormais de promouvoir les œuvres des photographes guinéens à l’international.
« Nous voulons organiser des expositions hors du territoire, voire dans des musées, afin de faire rayonner l’image extraordinaire de la République de Guinée », a indiqué M. Traoré.
En conclusion, le directeur général a encouragé les « soldats de l’image » à produire une photographie responsable et valorisante, capable de renforcer l’identité nationale tout en attirant investisseurs et touristes vers la Guinée.
Kerfalla Touré
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