Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a présenté la politique générale du gouvernement devant le Conseil national de la transition, mettant en avant des priorités majeures telles que les infrastructures, les transports, les technologies et l’énergie.

Dans ce cadre, il a annoncé un vaste programme reposant sur 52 mégaprojets et 10 réformes, représentant un investissement global estimé à 100 milliards de dollars. Ce plan prévoit notamment la construction de 2 900 kilomètres d’autoroutes et 2 500 kilomètres de voies ferrées, afin de structurer durablement le territoire et soutenir la transformation économique du pays.

Sur le plan technologique, le chef du gouvernement a assuré que des avancées significatives sont déjà enregistrées. Plus de 12 000 kilomètres de fibre optique ont été déployés, accompagnés du rapatriement du nom de domaine national (.gn), de l’implication d’experts guinéens, y compris de la diaspora, ainsi que de la mise en service d’un datacenter national de classe Tier III. L’objectif est d’atteindre une couverture numérique de 95 % d’ici 2040, renforçant ainsi la souveraineté numérique du pays. L’organisation du Transform Africa Summit a également contribué à positionner la Guinée dans les débats régionaux et continentaux sur l’intelligence artificielle.

Le gouvernement entend également renforcer l’interconnexion nationale à travers un programme progressif visant à relier les capitales régionales aux préfectures, puis aux sous-préfectures, grâce à des infrastructures routières modernes. Cette initiative vise à améliorer l’accès aux zones rurales, faciliter les échanges économiques et rapprocher l’administration des citoyens. À cet effet, 5 500 kilomètres de routes sont prévus d’ici 2030.

Dans le secteur énergétique, plus de 300 localités rurales ont déjà été électrifiées, tandis que plusieurs projets hydroélectriques, thermiques et d’interconnexion régionale sont en cours. Toutefois, face à la dépendance aux importations d’hydrocarbures, le gouvernement mise sur une transition vers les énergies renouvelables, notamment le solaire, afin de réduire les coûts, sécuriser l’approvisionnement et promouvoir des solutions énergétiques durables et accessibles à l’ensemble du territoire.

Kerfalla Touré