Conflit domanial à lambanyi: 13 jeunes emprisonnés à la maison centrale, ,KPC pointé du doigt

Conflit domanial à lambanyi: 13 jeunes emprisonnés à la maison centrale, ,KPC pointé du doigt

Le procès de 13 jeunes emprisonnés à la maison centrale de conakry a débuté ce mardi 07 octobre 2020 au trbunal de premiere instance de Dixinn.Ces jeines ont été mis aux arrêts suite à la plainte portée par Mr Mouloukou  Souleymane pour des faits d’injures,violences, voie de fait et menace.

Tout a commencé autour d’un conflit domanial qui a opposé ces jeunes volontaires de lambanyi à Mr kerfalla KPC Camara. Les deux parties réclament d’être le propriétaire du domaine.
A en croire, l’avocat de la défense Me Fodé Mourana Soumah à sa sortie d’audience, les faits remontent le 26 septembre 2020, “lorsque les jeunes étaient en train de reconstruire sur leur domaine des baraques détruites par les machines de Monsieur Kerfalla Camara (KPC), Président Directeur Général du Groupe GUCOPRES en date du 06 août 2020 qui réclame lui aussi la propriété du domaine. Les bodyguards de KPC sont venus dans un premier temps pour empêcher les jeunes de reconstruire leurs baraques. Mais après les échanges entre eux, ils se sont compris et ils ont entendu l’arrivée du Commandant se faisant appeler Colo, l’un des gardes de Monsieur KPC.

A l’arrivée de ce dernier sur le terrain, il a automatiquement instruit aux bodyguards de tout détruire et violenter les jeunes volontaires sur leur propre domaine. Parmi les jeunes volontaires, il y a eu deux personnes gravement blessées et qui sont à présent admis pour des soins dans l’un des hôpitaux de la place » a t-il expliqué.

A l’audience dit-il, la partie civile a brillé par son absence,ce qui constitue un manquement à l’article 494 du code de procedure pénale qui stipule que “La partie civile régulièrement citée qui ne comparait pas ou qui n’est pas représentée à l’audience est considérée comme se désistant de sa constitution de partie civile. Conformément aux dispositions des articles 656 dit que ce jugement est assimilé à un jugement par défaut, et l’opposition est soumise aux dispositions des articles 564 à 574”

La décision de renvoie de ce dossier par le tribunal constitue selon la défense une violation flagrante des dispositions de cet article cité ci- dessus « dans une procédure correctionnelle, la liberté est la règle et la détention est l’exception ».

A noter que ces jeunes ont passé pluisieurs jours de détention à l’Eco 15, avant d’être placés sous le mandat de dépot à la maison centrale de conakry par le parquet de Dixinn.

Nous y reviendrons

Aboubacar Soumah

La Redaction

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
5 × 25 =