Tueries en Guinée: le gouvernement dément le dernier rapport d’Amnesty International

Tueries en Guinée: le gouvernement dément le dernier rapport d’Amnesty International

l’ONG Amnesty International a publié au mois d’octobre 2020, une enquête-vidéo sur les violences policières en Guinée, dans laquelle des proches de victimes ont fait des témoignages sur des cas de meurtres. Intitulé « Marcher et mourir. Urgence de justice pour les victimes de la répression des manifestations en Guinée », cette enquête indique qu’au-moins 50 personnes ont été tuées lors des manifestations entre octobre 2019 et juillet 2020.

Au cours du conseil des ministres ce jeudi 19 novembre, ce sujet a été débattu par les autorités guinéennes.

Selon le gouvernement guinéen, » ces affirmations ne sont que la résultante d’investigations partiales menées exclusivement à charge et résultant d’une vision figée et une approche unidimensionnelle de la protection des droits de l’Homme et des peuples.  »

Pour eux , certaines ONG dont Amnesty International et Humann Right Watch aux pratiques tendancieuses en dénonçant systématiquement les seuls Gouvernements, conforte des opposants dans la conviction qu’ils sont affranchis de toute responsabilité dans la promotion des droits de l’Homme.

Plus loin, le gouvernement pointe du doigt certains activistes de la société civile guinéenne et des hommes politiques de s’affranchir des lois de la République.
« La situation actuelle de notre pays illustre opportunément ce déséquilibre : d’un côté, une organisation de la société civile associée à des acteurs politiques qui déclare et assume publiquement s’affranchir des lois et institutions de la République et qui se livre à des actes de violence assumés, de l’autre un Gouvernement qui a la responsabilité de préserver l’ordre public et qui s’astreint à le faire dans le respect des lois mais qui est seul paradoxalement interpelé par ces ONG. »

Pour conclure , le gouvernment a invité les ministres en charge de la citoyenneté, de la Justice et de la Sécurité à organiser dans les meilleurs délais, une rencontre avec la presse publique et privée, afin d’édifier l’opinion nationale et internationale sur l’absence de fondement des accusations de certaines ONG qui sans jamais se rendre dans les pays concernés, se contentant de témoignages souvent subjectifs, émettent des jugements erronés sur la situation des Droits de l’Homme dans nos pays.

 

La Redaction

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