Le magistrat Charles Wright dévoile les raisons qui l’ont poussé à enregistrer Sidy Souleymane Ndiaye

Le magistrat Charles Wright dévoile les raisons qui l’ont poussé à enregistrer Sidy Souleymane Ndiaye

Le magistrat Alphonse Charles Wright assume sa décision d’enregistrer à son insu le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn; Sidy Souleymane Ndiaye. Le juge, qui avait relaxé Foniké Mengué du FNDC le jeudi 27 août, dit à qui veut l’entendre que la loyauté du magistrat, c’est par rapport à la loi et non à un individu.

Après avoir décidé de relaxer Foniké Mengué, il affirme qu’il était filé par des individus qui suivaient le moindre de ses faits et gestes. ‘’Pour les tromper, j’ai garé ma voiture devant ma cour, mais pour eux, j’y étais. Je suis allé à Matam juste en face de la mairie où il y a un immeuble de 5 étages. J’ai signé un contrat de location au 5e étage. J’ai encore la copie du contrat. Vu les menaces qui se sont succédé après avoir rendu ma décision de justice, j’ai quitté mon domicile’’, relate-t-il dans les Grandes gueules.

Le juge déclare avoir interpellé magistrats pour leur faire part des menaces dont il faisait l’objet. ‘’J’ai appelé mon ami de promotion Mamoudou Diakité qui est juge à Macenta. Je lui ai dit ce qui se passe en l’indiquant que je ne sais si je sortirai vivant ou mort de cette affaire avant de lui envoyer l’audio de l’entretien que j’ai eu avec M. Sidy Souleymane Ndiaye. Les gens disent que j’ai enregistré mon collègue, mais ils ne savent pas ce qui s’est passé.

‘’Une semaine après, le dossier de Fabou Camara est venu. Cité à comparaitre, il a dit qu’il ne lle fera pas. Le procureur le dit que c’est un officier de police judiciaire. Je lui demande de m’envoyer l’habilitation, il me répond qu’il n’en a pas. Je décerne un mandat contre Fabou, il refuse de le prendre’’, souligne le juge qui précise avoir rencontré Eric Thiam, président de l’Association des magistrats de Guinée pour lui fait part de sa volonté de démissionner de la magistrature.

‘’Par la suite, ils m’ont mis sur écoute sans mon consentement. J’ai un ami en leur sein qui m’a appelé pour me dire qu’on m’appelle ‘agent double’ là-bas. J’ai répondu que j’ai toujours été victime. Il m’a dit : ‘Fais attention, tu as à faire avec des gens qui peuvent te faire disparaitre’. J’ai dit à mon ami que je ne sortirai pas vivant de cette affaire. Je lui ai ensuite demandé ce qu’il peut me conseiller. Il m’a dit qu’il faut informer l’opinion publique à travers la presse de ce qui t’arrive et d’appeler Moussa Moise Sylla qui est un homme de confiance. Quand ce dernier est venu me voir, je lui ai expliqué l’affaire avec toutes les preuves à l’appui. Je lui ai dit : ‘Gardez l’audio. Un jour, quand je vais mourir, il faut informer l’opinion que la cause de ma mort vient de là’’’, rembobine le magistrat dans les Grandes gueules.

Source VisionGuinee.Info

La Redaction