Sidya Touré à Kassory Fofana : ‘’les machines ne se sont pas levées seules pour aller casser des maisons’’

Sidya Touré à Kassory Fofana : ‘’les machines ne se sont pas levées seules pour aller casser des maisons’’

Quand vous avez servi le pays pendant 3 ans, la déclaration de politique générale ne peut pas être une série de promesses. C’est d’abord les résultats des actions menées durant ces 3 années et projection de l’amplification de ces résultats. Si ce n’est pas le cas, l’exercice n’a pas de sens’’.

Ces propos sont du président de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré, qui note ‘’beaucoup de promesses’’ dans la déclaration de politique générale du Kassory Fofana.

Dans son discours, le chef du gouvernement a annoncé aux députés que le président de la République souhaite que la Guinée se dote d’une véritable stratégie de redynamisation de l’agriculture, à travers notamment des appuis conséquents en intrants agricoles et produits phytosanitaires, ainsi qu’un accompagnement technique destinés à améliorer la productivité agricole.

Sidya Touré rappelle que ‘’cela fait 10 ans que le pouvoir Alpha Condé est là. L’agriculture occupe près de 75% de nos compatriotes. Si pendant 10 ans, vous n’avez pas pu faire quoi que ce soit dans ce secteur pour améliorer les conditions de vie des populations, avoir une production vivrière suffisante, je ne vois pas encore quelles promesses faire aujourd’hui aux guinéens’’.

A propos de l’opération du déguerpissement, Sidya Touré indique à Kassory Fofana que ‘’les casses ont commencé à Kaloum où il y a gouvernorat de la ville de Conakry ainsi la présidence de la République. Cela a duré pendant plus d’un mois. Si personne ne s’est levée pour lever ce problème en Conseil des ministres, c’est que nous sommes dans un Etat néant et qu’il n’y a plus personne pour nous représenter’’.

‘’L’opération de déguerpissement, c’est quelque chose de bricoler. Des guinéens ont été spoliés. Je trouve cela totalement dommageable. Cela s’est fait pendant plus d’un mois, on avait le temps de rectifier le tir. Les machines ne se sont pas levées seules pour aller casser des maisons. Il a fallu que l’instruction soit donnée’’, dit-il à qui veut l’entendre.

‘’Au temps de Kaporo-rails, j’étais Premier ministre. Nous avons passé deux conseils interministériels à en discuter. Si aujourd’hui, il n’y a aucune instance qui a pu discuter de cette situation, cela veut dire que les guinéens doivent s’inquiéter de leur avenir, de leur sort’’, estime-t-il dans l’émission « On refait le monde ».

Il conclut en soulignant qu’il est ‘’impossible en Guinée qu’une telle chose se passe et que le gouvernement, le Premier ministre et le président de la République ne soient pas en mesure de dire qui a donné les instructions’’.

Visionguinee

La Redaction