Un magistrat avoue : ‘’On nous oblige d’arrêter un citoyen à gauche pendant qu’on nous empêche de poursuivre un autre’’

Un magistrat avoue : ‘’On nous oblige d’arrêter un citoyen à gauche pendant qu’on nous empêche de poursuivre un autre’’

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum a donné raison mardi aux guinéens qui doutent de la crédibilité de l’appareil judiciaire. Face à la junte militaire, Alpha Sény Camara a déploré l’existence d’une justice à double vitesse dans notre pays.

‘’On nous obligés d’arrêter un citoyen à gauche pendant qu’on nous empêche dans les mêmes circonstances de temps et de lieu de poursuivre un autre. Toute la magistrature guinéenne souffre des pressions politiques, la population aussi’’, professe le procureur du tribunal de première instance de Kaloum.

Une situation confirmée par Mohamed Aly Thiam, porte-parole de l’Association des magistrats de Guinée qui souligne que ‘’le conseil supérieur de la magistrature ne dispose pas pour le moment de moyens de lutte contre l’ingérence et les pressions des autorités exécutives et politiques. Il convient d’y réfléchir’’.

En guise de réponse, le colonel Célestin Léno, membre du CNRD, a rassuré que ‘’Monsieur le président de la République est venu pour développer ce pays. On ne peut pas parler de développement sans paix. Et on ne peut non plus parler de paix sans justice. C’est pourquoi, il nous a dit que la justice sera la boussole dans son travail’’.

Le colonel Mamadou Sow de préciser à son tour ‘’nous voulons que cette boussole soit débarrassée de toute dérive, de toute influence extérieure’’. Ce proche du tombeur d’Alpha Condé estime que ‘’tous les fléaux que nous rencontrons aujourd’hui viennent de l’injustice. Vous avez dépeint pourquoi la justice n’a pas joué pleinement son rôle. Aidez-nous dans vos memos à répertorier tous les obstacles rencontrés pour que nous puissions ensemble édifier une Guinée nouvelle sans rancœur’’.

Source VisionGuinee.Info

La Redaction