La troisième édition du Prix littéraire des lycéens de Guinée a été officiellement lancée ce samedi 7 novembre 2026 au Centre culturel franco-guinéen (CCFG) de Conakry. Portée par le Centre de lecture publique et d’animation culturelle (CELPAC), cette initiative ambitionne de rapprocher les jeunes de la lecture, tout en développant leur esprit critique et leur capacité d’analyse. La cérémonie de lancement a mobilisé plusieurs personnalités du monde culturel et éducatif, ainsi que de nombreux élèves venus prendre part à cette nouvelle aventure littéraire.
Dans son discours inaugural, le directeur général du CELPAC, Bernard Pévé, a mis en lumière le paradoxe de notre époque, marquée par une production croissante de contenus écrits, mais aussi par un recul du temps consacré à la lecture et à la réflexion.
« Jamais l’humanité n’a écrit autant, jamais elle n’a autant publié, et pourtant nous prenons de moins en moins le temps de lire, de comprendre, de méditer », a-t-il déclaré. Pour le responsable du CELPAC, la lecture ne doit pas être considérée comme une simple activité scolaire ou un loisir passif. Elle constitue avant tout un acte citoyen, un instrument d’émancipation et un levier essentiel pour la construction d’une société éclairée.
« Une nation qui veut se construire prépare son avenir en apprenant à sa jeunesse à lire, à comprendre, mais aussi à réfléchir et à imaginer », a-t-il martelé.
S’adressant particulièrement aux 160 lycéens mobilisés dans le cadre de cette édition, Bernard Pévé les a exhortés à faire preuve de curiosité et d’indépendance intellectuelle dans leur rapport aux livres. « Ne choisissez pas un livre parce qu’il est célèbre, ne choisissez pas un livre parce qu’on vous demande de l’aimer. Lisez, entremêlez les textes, discutez, comparez, laissez-vous surprendre », leur a-t-il conseillé.
La réussite de cette initiative repose également sur une étroite collaboration entre les acteurs du système éducatif et les institutions culturelles. À ce titre, le directeur général du CELPAC a salué l’engagement des établissements scolaires participants, notamment l’école Les Écuries de Lambanyi, l’École Internationale, l’École Félix Internationale, le lycée Albert-Camus et le Lycée français, entre autres.
Le projet bénéficie par ailleurs du soutien de partenaires institutionnels et culturels, dont le Centre culturel franco-guinéen (CCFG), l’Association des écrivains de Guinée et l’Association des éditeurs de Guinée. Ces différentes structures partagent une ambition commune : mettre à la disposition des jeunes des œuvres littéraires en lien avec les réalités, l’histoire et les aspirations de la société guinéenne.
Au-delà des chiffres annoncés — cinq livres en compétition, neuf établissements scolaires engagés et une année entière consacrée à la découverte littéraire —, cette troisième édition porte une ambition plus large : faire de la lecture un véritable outil de formation intellectuelle et de citoyenneté.
La philosophie du projet se résume dans une conviction défendue par Bernard Pévé : un jeune qui lit est un jeune qui questionne ; un jeune qui questionne est un jeune qui pense ; un jeune qui pense est un jeune qui choisit ; et un jeune qui choisit est capable de contribuer au développement de sa nation.
C’est dans cet esprit, et au nom du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, que la troisième édition du Prix littéraire des lycéens de Guinée a été officiellement déclarée ouverte.
Les 160 lycéens engagés dans cette compétition disposent désormais de plusieurs mois pour lire les œuvres sélectionnées, confronter leurs points de vue, débattre et, au terme du processus, désigner le lauréat de cette édition.
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