À la faveur de l’atelier de validation du Plan stratégique de réforme des finances publiques (PREFIP) 2026-2030, organisé ce mercredi 21 octobre 2026, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a mis en avant les avancées enregistrées dans la gestion des finances publiques.

Parmi les résultats annoncés figure l’assainissement du fichier de la solde, qui aurait permis de réaliser plus de 246 milliards de francs guinéens d’économies.

Prenant la parole à cette occasion, la ministre a rappelé les réformes engagées par la Guinée pour moderniser son système budgétaire et comptable, notamment depuis l’adoption de la loi organique relative aux lois de finances en 2012.

« Depuis l’adoption de la loi organique relative aux lois de finances de 2012, nous avons modernisé notre cadre budgétaire et comptable. Nous avons renforcé la collaboration pluriannuelle et amélioré nos outils de gestion », a-t-elle déclaré.

Selon Mariama Ciré Sylla, cette dynamique de réforme s’est accélérée sous l’impulsion des autorités depuis 2021, avec des résultats qu’elle juge significatifs en matière de mobilisation des ressources publiques.

« La mobilisation des recettes publiques a plus que doublé entre 2021 et aujourd’hui, avec une augmentation de près de 50 % entre 2024 et 2025 », a-t-elle affirmé.

La ministre a également souligné les efforts de modernisation des régies financières, notamment à travers la digitalisation des procédures fiscales, douanières et du Trésor. Ces évolutions visent à améliorer l’efficacité des administrations financières et à renforcer la gestion des ressources de l’État.

Parmi les avancées présentées, Mariama Ciré Sylla a particulièrement insisté sur l’assainissement de la gestion du personnel de la solde. Cette opération, menée notamment à travers le fichier de gestion administrative et de la solde, aurait permis de générer plus de 246 milliards de francs guinéens d’économies, selon ses déclarations.

La ministre a par ailleurs évoqué les réformes engagées dans le domaine de la commande publique. Elle a notamment cité la mise en service, plus tôt cette année, de la plateforme nationale d’immatriculation des marchés publics, présentée comme un outil supplémentaire de modernisation et de suivi des procédures.

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