À l’occasion du lancement l’ épopée de la culture guinéenne ce jeudi 22 octobre 2026, de rencontres consacrées à l’histoire et au patrimoine culturels de la Guinée, au Musée national, les acteurs du monde culturel ont réaffirmé leur volonté de transmettre les acquis des anciennes générations aux jeunes. L’initiative ambitionne de contribuer à la documentation de l’histoire culturelle du pays, tout en mettant en lumière le rôle de la culture dans la cohésion nationale, le développement économique et la création d’emplois.

« Ce que nous avons appris pendant plus de 38 ou 40 ans, ce sont les anciennes bouches qui parlent aux nouvelles oreilles. » C’est par cette formule évocatrice que l’encien Ministre de la Culture Fodéba Isto KEÏRA a souligné l’importance de la transmission du savoir et de l’expérience entre les générations, lors de cette rencontre dédiée à la valorisation de la culture guinéenne.

Pour les initiateurs de cette démarche, il est essentiel que la jeune génération puisse s’abreuver à la source de la culture nationale et se réapproprier son patrimoine. Une telle dynamique devrait favoriser une meilleure structuration du secteur culturel ainsi que le renforcement de sa professionnalisation.
Le choix du Musée national pour accueillir ces rencontres n’est d’ailleurs pas fortuit. Présenté comme un sanctuaire des valeurs et des expressions culturelles du pays, ce lieu constitue un espace privilégié pour découvrir les richesses patrimoniales de la Guinée. Il offre également aux artistes, journalistes étrangers, hommes de culture, journalistes nationaux et opérateurs culturels l’occasion de découvrir les collections muséales et les témoignages matériels de l’histoire du pays.
Un programme consacré aux différentes expressions culturelles Les échanges s’articulent autour de plusieurs composantes de la culture guinéenne. La musique occupe une place importante dans le programme, avec un retour sur son évolution, ses différentes péripéties et son parcours historique.

Des spécialistes du patrimoine interviendront également pour éclairer les participants sur les enjeux de la préservation et de la transmission des héritages culturels. Le cinéma, les arts esthétiques, l’art culinaire et les autres composantes des industries culturelles et créatives seront aussi abordés.
Au-delà de la dimension patrimoniale, ces rencontres visent à mettre en évidence la contribution de la culture à l’unité nationale, au développement économique et à la création d’emplois. Pour les organisateurs, la culture représente ainsi un levier de développement qui mérite une attention particulière dans les politiques publiques.

La transmission du savoir au cœur des enjeux de formation La question du capital humain figure également parmi les préoccupations soulevées au cours de l’intervention. Présenté comme une priorité du gouvernement et du président Mamadi Doumbouya dans le cadre du projet Simandou 2040, cet enjeu rejoint les objectifs du comité de rédaction et du comité scientifique de l’Institut supérieur des arts de Dubréka.
Selon l’intervenant, ces équipes sont engagées dans un travail de collecte, d’écoute et d’enregistrement destiné à produire un document de référence accessible aux étudiants et aux professionnels de la culture. L’objectif est de permettre aux nouvelles générations de mieux connaître l’histoire culturelle de leur pays et de disposer de ressources adaptées à leur formation.

« On ne peut pas parler de notre culture avec la plume d’autrui », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité pour les journalistes et les acteurs culturels guinéens de contribuer eux-mêmes à la documentation de leur histoire nationale. Cette démarche concerne non seulement l’histoire culturelle, mais aussi les dimensions politique et économique de l’histoire du pays. Elle entend ainsi encourager la production de connaissances à partir des expériences, des témoignages et des savoirs détenus par les acteurs nationaux.
La presse nationale appelée à jouer un rôle central

L’intervenant a par ailleurs salué la mobilisation de la presse nationale depuis le début des activités. Il a particulièrement félicité l’Union des journalistes culturels et animateurs culturels, présidée par Samba Marco, pour sa contribution à la mobilisation des professionnels des médias spécialisés dans le domaine culturel. Les journalistes sont appelés à prolonger les échanges au-delà du cadre des rencontres, notamment à travers des émissions et des productions réalisées au sein de leurs différentes rédactions. Cette démarche devrait permettre de diffuser plus largement les connaissances recueillies et de sensibiliser un public plus vaste à l’histoire culturelle guinéenne.

En collaboration avec Jean-Baptiste Williams, présenté comme son partenaire, l’intervenant a réaffirmé sa disponibilité à accompagner cette dynamique de transmission. Prévues sur une durée de 48 heures, les rencontres doivent s’achever le vendredi 23 octobre 2026. Elles ambitionnent de jeter les bases d’un travail durable de sauvegarde, de documentation et de valorisation du patrimoine culturel national, avec une ambition clairement affichée : transmettre aux nouvelles générations les connaissances accumulées par leurs aînés afin de mieux préparer l’avenir du secteur culturel guinéen.
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