Les autorités guinéennes ont annoncé la dissolution de 40 partis politiques pour « manquements à leurs obligations légales ». La décision a été rendue publique dans la nuit du vendredi 6 mars 2026 à la télévision nationale par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Parmi les formations politiques concernées figurent plusieurs acteurs majeurs de la vie politique guinéenne. Il s’agit notamment de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, du Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc‑en‑ciel (RPG Arc-en-ciel), ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Alpha Condé, ainsi que de l’Union des Forces Républicaines (UFR) dirigée par l’ancien Premier ministre Sidya Touré.

Ces trois principales figures politiques vivent en exil depuis le Coup d’État guinéen du 5 septembre 2021.

D’autres partis figurent également sur la liste des formations dissoutes. C’est le cas du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), ancien parti au pouvoir sous le régime de l’ex-président Lansana Conté. S’y ajoutent Générations pour la Réconciliation, l’Union et la Prospérité (GRUP) de l’ancien ministre Papa Koly Kourouma, l’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD) dirigée par Francis Haba, l’Alliance pour la Renaissance Nationale (ARENA) de Sékou Khouressy Condé, ainsi que l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) et le GECI, entre autres.

Fin de l’existence légale de ces partis
Selon l’arrêté du ministère, cette dissolution entraîne la perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique des partis concernés. De ce fait, toute activité politique menée en leur nom est désormais interdite sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les missions diplomatiques guinéennes à l’étranger.

Les autorités précisent également que les sièges nationaux et les représentations locales de ces formations seront placés sous scellés. Leur patrimoine sera mis sous séquestre en attendant la nomination d’un liquidateur chargé d’organiser la gestion et la répartition des biens.

Cette décision intervient dans un contexte politique particulier, alors que le pays se prépare à organiser des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026. Elle pourrait ainsi marquer un tournant important dans la recomposition du paysage politique guinéen.

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