Alors que le conflit interne qui secoue l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) semblait atteindre un tournant judiciaire, le camp dirigé par Aboubacar Soumah réplique. Un acte d’appel a été officiellement déposé contre la décision du Tribunal de Première Instance de Kaloum rendue ce 1er avril 2026.
La trêve n’est pas pour demain au sein de la doyenne des associations de presse en Guinée. Suite au jugement correctionnel rendu ce lundi par le tribunal de Kaloum dans l’affaire opposant le Ministère Public et Aminata Camara à Mamadou Aliou Diakité, la réaction de l’équipe d’Aboubacar Soumah ne s’est pas fait attendre.Selon un document officiel (Réf : N° 095/CAB/SB/2026) que nous avons pu consulter, Maître Salifou Beavogui, conseil de Madame Aminata Camara (partie prenante du camp Soumah), a formellement interjeté appel dès l’annonce du délibéré.
Dans cette lettre adressée au Chef de Greffe du TPI de Kaloum, l’avocat précise que cet appel vise à contester l’intégralité de la décision rendue « ce jour ». Ce recours suspend, de facto, l’exécution des dispositions contestées, déplaçant désormais le champ de bataille devant la Cour d’Appel de Conakry.
Parallèlement à cette action judiciaire, le bureau exécutif de l’AGEPI, sous l’égide d’Aboubacar Soumah, a publié un communiqué musclé dénonçant ce qu’il qualifie d’« interprétations fallacieuses » de la part du clan adverse, mené par Mamadou Aliou Diakité.
« Ceux qui rêvent et intoxiquent l’opinion sur l’interprétation d’une décision peuvent continuer. L’AGEPI reste sereine face aux agissements du clan Diakité », martèle le communiqué.Le bureau exécutif actuel de l’association accuse un groupe restreint de « cinq individus » de vouloir prendre l’institution en otage et appelle ses membres à ne pas céder à la panique.
Le nœud du problème réside dans l’interprétation du jugement rendu par la juridiction de première instance. Alors que le « clan Diakité » semble y voir une victoire légitimant sa position, le camp Soumah dénonce une lecture erronée et compte sur le second degré de juridiction pour rétablir ce qu’il estime être son droit.
En attendant que la Cour d’Appel ne se prononce sur le fond de l’affaire, le climat reste délétère au sein de l’édition de presse guinéenne. Cette énième péripétie souligne l’urgence d’une médiation ou d’une résolution définitive pour une institution dont l’image sort, une fois de plus, écornée par ces querelles de leadership.
Bureau Exécutif




