Badra Koné toujours à la DCPJ: Le sort de l’ex PDS cristallise les colères à Matam
Placé en garde à vue depuis jeudi dernier, le président démissionnaire de la Délégation Spéciale de Matam, Badra Koné, est toujours aux mains des autorités judiciaires. Alors que les soupçons de détournement sur fond de dénonciation planent sur ce dossier, l’impatience gagne plusieurs citoyens de Matam.
L’audition de Badra Koné à l’Office de Répression des Délits Économiques et Financiers (ORDEF) semble marquer le pas. Malgré son passage devant les enquêteurs, l’ancien vice-maire de Matam attend toujours d’être présenté à un juge d’instruction. Cette situation soulève des interrogations légitimes au sein de l’opinion : « pourquoi maintenir une détention prolongée pour un homme dont le domicile est connu et qui a officiellement quitté ses fonctions depuis plusieurs semaines ? », s’interroge un citoyen de Matam, qui a requis l’anonymat.
Selon des indiscrétions parvenues à la rédaction d’Avenirguinee, cette garde à vue pourrait encore être prolongée, alimentant ainsi les doutes sur les réelles motivations de cette procédure.
Tête de liste de la GMD, mouvement ayant conduit l’actuel chef de l’État au pouvoir, Badra Koné a été récemment retenu par la Direction Générale des Élections (GDE) après le dépôt de son dossier de candidature.
Pour ses partisans, cette détention ressemble à une manœuvre visant à l’écarter de la course électorale, à un moment charnière où les enjeux locaux cristallisent toutes les attentions.
Sur le terrain, plusieurs sources concordantes indiquent que si la situation n’évolue pas rapidement vers une présentation devant un juge ou une mise en liberté, des manifestations de rue pourraient éclater dans les prochaines heures à Matam.




