Conakry, 27 juin 2026 – La Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) a tenu, samedi à Conakry, sa deuxième Assemblée générale mixte. Cette rencontre statutaire a permis aux membres de faire le bilan de l’exercice écoulé, de valider plusieurs réformes internes et de réaffirmer leur ambition de faire du patronat un acteur incontournable du développement économique de la Guinée.

Réunis aux côtés des partenaires techniques et financiers ainsi que de plusieurs personnalités, les membres de la confédération ont adopté les rapports moral et financier, approuvé le bilan de gestion et donné quitus aux administrateurs. Les travaux ont également porté sur la révision des textes fondateurs de l’organisation afin de les adapter aux nouvelles exigences économiques, juridiques et institutionnelles, ainsi que sur d’éventuels ajustements relatifs à la gouvernance de la confédération.

À l’ouverture des travaux, la secrétaire générale de la CGE-GUI, Maria Diané, est revenue sur les défis qui ont longtemps freiné l’organisation du secteur privé guinéen. Selon elle, la dispersion des organisations patronales a considérablement affaibli la représentativité des entreprises et limité leur influence dans le dialogue avec les pouvoirs publics.

« Pendant des décennies, le secteur privé guinéen a souffert d’un mal profond et paradoxal, celui de la dispersion. Alors que l’unité est le moteur de toute représentativité, nos structures patronales ont longtemps évolué en rangs dispersés », a-t-elle déclaré.

Pour Maria Diané, l’unification du patronat constitue désormais un tournant majeur. Elle a souligné que la CGE-GUI fédère aujourd’hui les grandes entreprises, les sociétés minières, les PME, les acteurs du commerce, de l’agriculture et des services autour d’une même vision : renforcer la compétitivité du secteur privé et accroître sa contribution à la croissance nationale.

La secrétaire générale a présenté les quatre priorités stratégiques de la confédération : l’amélioration du climat des affaires, la promotion du contenu local, l’accompagnement des entreprises vers la formalisation et le renforcement du dialogue public-privé.
Intervenant à son tour, le président de la CGE-GUI, Ansoumane Kaba, dit « Guiter », a salué les avancées enregistrées depuis la création de la confédération. Il a rappelé que les autorités de la Transition ont placé la restauration de la confiance entre l’État et le secteur privé au cœur de leurs priorités.
Selon lui, l’opérationnalisation effective de la loi sur le contenu local demeure une condition essentielle pour permettre aux entreprises guinéennes de tirer pleinement profit des grands projets d’investissement, notamment le programme Simandou 2040.
« Nous saluons le cadre de concertation déjà engagé avec le gouvernement. Toutefois, la mise en œuvre effective de l’autorité de régulation du contenu local est indispensable afin que les entreprises nationales puissent accéder aux opportunités qui leur sont destinées », a-t-il affirmé.

Présidant la cérémonie de clôture au nom du Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, le ministre de la Fonction publique et du Travail, Faya François Bourouno, a réaffirmé l’engagement de l’État à consolider son partenariat avec le secteur privé.
« La CGE-GUI n’est pas un adversaire de l’État, mais un partenaire stratégique appelé à jouer un rôle majeur dans le développement de la République de Guinée. L’unité du patronat constitue un atout important pour bâtir une économie plus forte et plus inclusive », a-t-il déclaré.

Cette deuxième Assemblée générale marque une nouvelle étape dans la consolidation de la gouvernance de la CGE-GUI et traduit la volonté du patronat guinéen de s’imposer comme un interlocuteur crédible des pouvoirs publics. À travers cette dynamique, la confédération entend contribuer activement à l’amélioration du climat des affaires, à la promotion de l’investissement privé et à la création de davantage d’emplois en Guinée.

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