Face aux soupçons de traite des êtres humains et d’accords d’emploi à l’étranger non vérifiés, la Sierra Leone a tenu à rassurer ses citoyens qui voyagent en Guinée.
Cette mise au point intervient à la suite des inquiétudes exprimées par les autorités guinéennes. “Il n’est pas interdit aux Sierra-Léonais de se rendre en Guinée ou d’y transiter. Les citoyens munis de documents de voyage valides qui satisfont aux exigences pertinentes en matière d’immigration et de sécurité peuvent continuer à voyager à des fins légitimes”, précise un communiqué du gouvernement sierra-léonais.
Toutefois, ajoute Freetown, “des restrictions s’appliquent aux Sierra-Léonais qui cherchent à utiliser la Guinée comme voie de transit pour la migration ou un emploi à l’étranger en dehors des procédures établies. Les autorités guinéennes ont exprimé des inquiétudes concernant les cas de migration irrégulière, de suspicion de traite des êtres humains et d’accords d’emploi à l’étranger non vérifiés”.
Les autorités sierra-léonaises recommandent ainsi à leurs ressortissants qui souhaitent voyager à l’étranger, notamment en Guinée, de “suivre les procédures légales de recrutement, de travail et d’immigration”.
“Les citoyens ne doivent pas utiliser la Guinée ou d’autres voies de transit pour contourner ces procédures. Le respect de la procédure appropriée contribue à protéger les voyageurs contre la traite, l’exploitation, les offres d’emploi frauduleuses et les difficultés de voyage inutiles”, précise le communiqué.
Freetown assure par ailleurs travailler avec les autorités guinéennes et d’autres partenaires internationaux afin de “faciliter les voyages légitimes et protéger les citoyens sierra-léonais.”
Cette mise au point intervient quelques mois après une vaste opération de démantèlement des zones criminogènes lancée en mars 2026 en Guinée. Dans le cadre de cette opération, près de 1 000 ressortissants sierra-léonais, dont des femmes et des enfants, ont été expulsés du pays.
Guinee360.com



