Un atelier de restitution des travaux consacrés au Fonds souverain de Guinée (FSG) s’est tenu ce mercredi 9 septembre à Conakry. La rencontre avait pour objectif de présenter aux différentes parties prenantes les conclusions des travaux, de recueillir leurs observations et de disposer d’un état d’avancement partagé du programme au terme de sa phase de conception.
Au cœur de cette initiative figure le programme Simandou, présenté comme l’un des principaux leviers du futur Fonds souverain. Il mobilise 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes destinés à accélérer la transformation durable de la Guinée, pour un investissement global annoncé à plus de 200 milliards de dollars.
Dans cette dynamique, l’État guinéen entend mettre en place une gestion rigoureuse et efficace des ressources minières afin de favoriser une transformation profonde de l’économie nationale. L’ambition est notamment de s’inspirer de l’expérience de pays ayant su valoriser leurs ressources naturelles pour soutenir leur développement, à l’image du Botswana avec l’or et du Nigeria avec le pétrole.
Prenant la parole, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a souligné l’importance du contexte actuel pour la Guinée.
« Nous avons une opportunité unique avec la sortie de la transition que le pays a connue ces cinq dernières années et le retour à l’ordre constitutionnel. Les indicateurs économiques sont effectivement au vert, ce qui nous permet de tenir de manière confortable », a-t-elle déclaré.
Elle a ensuite présenté le Fonds souverain comme un instrument stratégique permettant au pays de tirer pleinement profit de cette conjoncture favorable.
« Ce fonds est notre instrument pour saisir une fenêtre rare. La fenêtre qu’offre l’opportunité de croissance », a-t-elle affirmé.
Selon les autorités, le programme Simandou doit constituer un véritable cadre de référence pour le développement socioéconomique de la Guinée au cours des quinze prochaines années. L’objectif affiché est de faire en sorte que les importantes ressources générées par l’exploitation minière contribuent durablement à la transformation du pays.
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a pour sa part insisté sur l’enjeu de gouvernance et de responsabilité qui accompagne la création du Fonds souverain. « La création du Fonds souverain de Guinée engage notre capacité à administrer la richesse nationale avec discipline, à protéger les deniers économiques et à préparer l’avenir au-delà des cycles d’exploitation minière », a-t-il déclaré.
Le dispositif envisagé repose sur trois grandes catégories de fonds : un fonds d’investissement et de développement, un fonds de stabilisation et un fonds d’épargne intergénérationnelle.
À travers cette architecture, les autorités ambitionnent de transformer les revenus issus des ressources minières en investissements durables, tout en assurant la stabilité économique et en préservant une partie de la richesse nationale au bénéfice des générations futures.
Le Fonds souverain de Guinée apparaît ainsi comme l’un des instruments majeurs de la stratégie de transformation économique portée par les autorités, avec le programme Simandou comme principal cadre de référence pour les quinze prochaines années.
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