À l’occasion du forum « Jeunesse et Avenir », organisé à Conakry dans le cadre de la première édition du programme PRIME (Programme de Révélation de l’Identité par la Marque et l’Excellence), le président du REJEL a appelé à une meilleure prise en compte des préoccupations de la jeunesse guinéenne. Il a notamment plaidé pour l’intégration des 2 500 jeunes contractuels biométrisés à la Fonction publique et la mise en place d’une véritable Politique nationale de la jeunesse.
Le président du REJEL a apporté son soutien au discours du ministre de la Jeunesse et des Sports, Lansana Béa Diallo, notamment sur la question des injustices auxquelles certains jeunes sont confrontés dans le secteur privé.
Le ministre avait notamment dénoncé les faibles rémunérations de certains travailleurs et appelé à une meilleure répartition des richesses créées par le travail. Pour le président du REJEL, cette prise de position constitue un signal important en faveur de la jeunesse et de la justice sociale.
Selon le président du REJEL, les difficultés rencontrées par les jeunes ne se limitent toutefois pas au secteur privé. Elles concerneraient également les secteurs public et parapublic, avec notamment des préoccupations liées aux licenciements jugés abusifs, à l’absence de plans de formation professionnelle, au manque de perspectives de carrière administrative, au recrutement par catégorie ainsi qu’à la question de la couverture médicale.
Il a, dans ce contexte, appelé à une meilleure cohérence entre les politiques publiques en faveur de la jeunesse et leur mise en œuvre dans les différentes structures de l’État.
Le responsable du REJEL a également évoqué le rôle de l’Inspection générale du Travail, estimant qu’un renforcement de son action sur le terrain serait nécessaire afin de garantir une application plus rigoureuse du Code du travail et de la législation en vigueur.
Le plaidoyer intervient dans le prolongement du message livré par le président de la République, Mamadi Doumbouya, à l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance, le 2 octobre 2026, placée sous le slogan : « S’inspirer du passé pour construire l’avenir ».
Pour le président du REJEL, la jeunesse doit occuper une place centrale dans la construction de cet avenir. Il se dit convaincu que le chef de l’État reste attentif aux préoccupations exprimées par les jeunes et appelle à des mesures concrètes en leur faveur.
« Pour l’avenir de la jeunesse, cette jeunesse vous soutient et vous accompagne à travers notre devise : Travail, Justice, Solidarité », a-t-il déclaré dans son plaidoyer.
Au terme de son intervention, le président du REJEL a formulé une demande particulière : l’intégration des 2 500 jeunes contractuels biométrisés à la Fonction publique, afin, selon lui, d’éviter leur exclusion et de leur offrir de meilleures perspectives professionnelles.
Au-delà de cette mesure, il plaide pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une « Politique nationale de la jeunesse », destinée à mieux encadrer les questions d’emploi, de formation, de protection sociale, de carrière et d’insertion professionnelle des jeunes Guinéens.
À travers ce plaidoyer, le président du REJEL entend ainsi inscrire la question de l’avenir de la jeunesse au cœur des priorités nationales, dans un contexte où les attentes des jeunes restent particulièrement fortes en matière d’emploi, de justice sociale et d’égalité des chances.




