Le journaliste engagé pour la cause sociale, Kerfalla Touré, s’est exprimé ce mercredi 7 octobre 2026 sur la décision portant interdiction des sachets plastiques à usage unique, notamment ceux utilisés pour la commercialisation de l’eau.
Au cours de son intervention, le journaliste a invité le gouvernement à reconsidérer cette décision, estimant qu’elle pourrait avoir des répercussions importantes sur une partie de la population guinéenne, particulièrement en matière d’accès à l’eau potable.
Selon Kerfalla Touré, l’interdiction des sachets d’eau, si elle est appliquée sans mesures d’accompagnement suffisantes, pourrait contraindre certaines personnes à se tourner vers des sources d’eau dont la potabilité n’est pas toujours garantie. Une situation qui, selon lui, pourrait présenter des risques pour la santé publique.
« L’interdiction des sachets d’eau risque de pousser de nombreuses personnes à se tourner vers des sources d’eau qui ne sont pas forcément potables, avec des conséquences importantes pour la santé publique. Le gouvernement doit reconsidérer cette décision et prendre en compte les réalités du terrain. Nous ne sommes pas encore prêts pour une telle mesure », a-t-il déclaré.
Le journaliste estime également qu’une période de transition plus longue permettrait à la population de s’adapter progressivement à l’utilisation des bouteilles d’eau.
« L’État devrait accorder suffisamment de temps à la population pour s’habituer progressivement à l’utilisation des bouteilles d’eau. Il faut tenir compte des réalités sociales et économiques de notre pays. Si nous prenons l’exemple des personnes qui vivent à l’extérieur de la Guinée, la question est de savoir comment elles ont réussi à s’adapter à ce type de changement. Nous devons éviter qu’une partie de notre population, faute d’alternative accessible, ne soit contrainte de se tourner vers des sources d’eau non potables susceptibles de provoquer des maladies », a-t-il ajouté.
Pour Kerfalla Touré, la protection de l’environnement doit aller de pair avec la protection de la santé publique et la garantie d’un accès équitable à l’eau potable.
« La santé et l’accès à l’eau potable doivent rester une priorité », a-t-il insisté.
Le débat autour de l’interdiction des sachets plastiques à usage unique soulève ainsi des questions liées à la protection de l’environnement, mais aussi à l’accessibilité et à la disponibilité de l’eau potable pour les populations les plus vulnérables.
Kerfalla Touré




