À la suite de l’annonce officielle des tarifs du pèlerinage à La Mecque pour l’année 2027, El Hadj Mamadou Oury Barry, coordonnateur du groupe Safa Voyage, a salué les mesures annoncées par les autorités religieuses guinéennes. Il a également invité les futurs pèlerins à respecter les procédures d’inscription et à redoubler de vigilance face aux risques d’escroquerie.

La cérémonie d’annonce des tarifs s’est tenue ce lundi 19 octobre 2026 au siège du Secrétariat général des Affaires religieuses, en présence de fidèles musulmans, de représentants des ligues communales et de responsables d’agences de voyages.
Pour le pèlerinage de 2027, les tarifs annoncés sont fixés à 65 625 000 francs guinéens (GNF) pour les pèlerins inscrits auprès du Secrétariat général des Affaires religieuses, dans le cadre du dispositif concerné, et à 68 625 000 GNF pour ceux qui passent par les agences de voyages privées.
Des mesures saluées après les difficultés des éditions précédentes

Présent à cette cérémonie, El Hadj Mamadou Oury Barry a exprimé sa satisfaction quant aux dispositions prises par les autorités religieuses pour améliorer l’organisation du pèlerinage, notamment en matière d’inscription et de suivi des candidats.« Vous savez, nous avons rencontré beaucoup de problèmes lors des pèlerinages passés. Pas plus tard qu’en 2025, vous savez ce qui s’est passé. Mais, par la grâce d’Allah, grâce à l’organisation et au suivi constant du Secrétariat général des Affaires religieuses, nous ne faisons qu’avancer », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur de Safa Voyage a également exprimé sa reconnaissance au président de la République, Mamadi Doumbouya, au gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah, ainsi qu’aux différents départements impliqués dans l’organisation du pèlerinage.
Les candidats invités à éviter les inscriptions frauduleuses

À la suite de la publication des tarifs officiels, El Hadj Mamadou Oury Barry a lancé un appel à la prudence à l’endroit des candidats au pèlerinage de 2027. Il leur recommande de s’inscrire exclusivement auprès du Secrétariat général des Affaires religieuses ou des agences de voyages dûment habilitées.
Selon lui, les deux tarifs officiellement annoncés doivent servir de référence aux candidats afin de limiter les risques d’arnaque.

« En ce qui concerne les prix du Hajj, nous avons tous compris qu’il y a aujourd’hui deux tarifs : un prix pour le Secrétariat général des Affaires religieuses, fixé à 65 625 000 GNF, et un prix pour le secteur privé, fixé à 68 625 000 GNF. Au-delà de ces montants, si un pèlerin accepte de donner de l’argent à un organisateur lambda, je pense qu’il en porte lui-même la responsabilité », a-t-il affirmé.
Le responsable de Safa Voyage a également rappelé les pièces exigées pour la constitution des dossiers. Les candidats doivent notamment disposer d’un passeport valable au moins un an, de quatre photos d’identité sur fond blanc, d’un certificat de résidence et d’un certificat d’aptitude médicale délivré par une structure autorisée.

Il a précisé que ces exigences concernent l’ensemble des candidats, et non uniquement ceux inscrits auprès du Secrétariat général des Affaires religieuses.
« Ces conditions s’appliquent aux 10 000 pèlerins, pas seulement à ceux du SIGAR. La même organisation mise en place pour les pèlerins du SIGAR vaut également pour les pèlerins des six autres groupes », a-t-il souligné.
Un appel à la solidarité entre les organisateurs

Au-delà des mesures administratives, El Hadj Mamadou Oury Barry a insisté sur la nécessité d’une meilleure collaboration entre les organisateurs privés du pèlerinage. Il estime qu’une coordination accrue entre les différents acteurs est indispensable pour prévenir les irrégularités et protéger les candidats.
Il a notamment mis en garde contre les personnes mal intentionnées qui profiteraient des difficultés d’inscription pour proposer des services frauduleux, allant jusqu’à la falsification de documents ou de cachets.
« Tous les organisateurs privés du pèlerinage doivent être unis et travailler ensemble. Nous devons y veiller pour éviter de nous porter préjudice », a-t-il déclaré, avant d’appeler les candidats à ne pas chercher à contourner les procédures lorsque les inscriptions sont closes auprès d’un organisateur.
Selon lui, une telle situation peut exposer les futurs pèlerins à des individus susceptibles de leur faire de fausses promesses ou de leur fournir des documents falsifiés.

Patience et vigilance pour un Hajj réussi
En conclusion, le coordonnateur de Safa Voyage a exhorté les candidats à faire preuve de patience et à ne confier leur argent qu’aux structures officiellement autorisées.
« Nous demandons aux candidats au pèlerinage à La Mecque d’être patients et de ne pas confier leur argent à n’importe qui. Qu’ils s’adressent uniquement aux entités dûment autorisées à inscrire les pèlerins », a-t-il insisté.
Pour l’édition 2027, 10 000 pèlerins guinéens sont attendus à La Mecque pour accomplir le cinquième pilier de l’islam. Le respect des procédures d’inscription, des conditions administratives et des consignes de sécurité demeure donc un enjeu majeur pour le bon déroulement de cette opération.

Kerfalla Touré
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