L’honorable Dr Ousmane Kaba s’est exprimé sur les conséquences de l’interdiction des sachets d’eau en Guinée devant les députés et les invités au Palais du Peuple, lors d’un panel qu’il a animé ce mardi 6 octobre 2026.
Selon lui, cette décision aurait été prise sans une évaluation préalable suffisante de son impact sur les populations.

« À l’heure actuelle, on a pris une décision en Guinée : celle d’interdire les déchets en plastique. Mais ce qu’on constate, c’est qu’on n’a pas évalué, avant la mise en œuvre de cette politique, son impact. Cette absence d’évaluation a eu des conséquences », a-t-il déclaré.Il estime que cette mesure entraîne notamment des difficultés d’accès à l’eau et une hausse des prix.

« Premièrement, il n’y a plus suffisamment d’eau, alors que l’eau est un besoin fondamental. Deuxièmement, il y a de l’inflation, parce que les prix ont augmenté : les bouteilles d’eau sont passées de 25 000 à 40 000 GNF », a-t-il expliqué.
Le responsable politique met également en garde contre un autre risque : celui de voir les populations des grandes agglomérations se tourner vers des sources d’eau non potables.
« Dans les grandes concentrations humaines et les agglomérations, les populations risquent de retourner vers des sources d’eau qui ne sont pas potables, avec la possibilité de voir apparaître des maladies comme le choléra », a-t-il averti.

Pour le Dr Ousmane Kaba, cette situation illustre l’importance de l’évaluation préalable des politiques publiques :
« Il faut connaître les conséquences et l’impact d’une politique avant sa mise en œuvre », a-t-il conclu.

Kerfalla Touré
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