À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, l’ONASUR-E a levé le voile sur son plan de supervision, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 23 avril 2026. L’institution annonce une série de mesures techniques et organisationnelles destinées à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.
Face au défi inédit de la tenue simultanée de deux scrutins, l’Observatoire introduit une approche renouvelée. Ibrahima Kalil Bamba, rapporteur chargé des opérations, a détaillé une organisation reposant sur une supervision parallèle et différenciée. Désormais, chaque élection disposera de son propre outil de collecte et d’analyse des données, une évolution censée limiter les confusions et améliorer la fiabilité des informations recueillies sur le terrain.
L’ONASUR-E prévoit également d’intensifier sa présence dans les bureaux de vote grâce à un déploiement accru de ses conseillers. Par ailleurs, des initiatives participatives comme le programme « devoir citoyen » seront reconduites afin de recueillir les impressions des électeurs et des observateurs, contribuant ainsi à une meilleure lecture du déroulement des opérations électorales.
Au-delà du jour du vote, l’Observatoire insiste sur son rôle en amont du processus. Me Pépé Antoine Lama, en charge des questions juridiques et de conformité, a mis l’accent sur la supervision du fichier électoral biométrique. L’objectif est de s’assurer de sa fiabilité et de garantir que toutes les étapes, de l’enregistrement des électeurs à la validation des candidatures, respectent les normes légales en vigueur.
Dans l’architecture institutionnelle, l’ONASUR-E agit en coordination avec plusieurs structures clés. La Direction Générale des Élections assure la mise en œuvre technique des opérations, tandis que le Ministère de l’Administration du Territoire et de la
Décentralisation apporte un appui administratif. De son côté, la Haute Autorité de la Communication veille à l’équilibre du traitement médiatique des différents candidats. L’Observatoire, quant à lui, se positionne comme garant de la régularité et de la transparence de l’ensemble du processus.
Initialement mise en place pour encadrer le référendum de 2025, l’ONASUR-E s’impose progressivement comme un acteur central du dispositif électoral guinéen. À l’approche du scrutin du 31 mai, l’institution affiche ainsi son ambition de consolider la confiance autour des élections, en misant sur une supervision renforcée et des outils modernisés.
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