Le torchon brûle entre la plus ancienne association de la presse indépendante de Guinée et l’institution en charge d’organiser les élections. Au cœur de la discorde, le non-respect d’une convention dûment signée entre l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) et la Direction Générale des Élections (DGE).
Signée en bonne et due forme, cette convention portait sur l’accompagnement financier et des organes de presse membres de l’AGEPI, dans le cadre de la couverture médiatique du double scrutin historique (législatif et communal).
Selon des informations exclusives obtenues de sources concordantes, le Bureau exécutif de l’AGEPI, piloté par Aboubacar M’mah Soumah, a décidé de briser le silence. Une conférence de presse est d’ores et déjà annoncée pour la fin de cette semaine afin de mettre en lumière les dessous de ce blocage persistant de la part de la DGE. L’AGEPI a honoré sa part, alors où se situe le blocage ?
La pilule passe d’autant plus mal que, selon nos sources, les clauses de ladite convention ont été bel et bien respectées et exécutées à la lettre par les professionnels des médias affiliés à l’AGEPI. Les journalistes ont été sur le terrain, ont couvert les opérations de vote et ont fourni le travail éditorial et communiqués attendu.
Dès lors, une question taraude les esprits au sein de la corporation et de l’opinion publique.
Pourquoi le processus traîne-t-il autant et qui sont les véritables responsables qui piétinent ce dossier ?
S’agit-il d’une lourdeur administrative, d’un manque de volonté politique, ou de manœuvres souterraines visant à asphyxier la presse indépendante ?
Les réponses à ces interrogations, qui alimentent déjà toutes les conversations dans les rédactions, seront livrées au courant de cette semaine par les responsables de l’AGEPI. Une sortie médiatique qui s’annonce d’ores et déjà explosive et riche en révélations.
Une affaire à suivre de très près.
L’AGEPI




