Le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a été relevé de ses fonctions à l’issue d’un vote des États parties à la juridiction, vendredi 24 juillet 2026. Cette décision intervient dans un contexte marqué par des accusations de violences sexuelles portées contre le magistrat britannique par une ancienne collaboratrice, des faits qu’il a toujours fermement contestés.
Réunis en session exceptionnelle au siège des Nations unies, à New York, les 125 États parties au Statut de Rome ont approuvé son éviction. Selon les informations rapportées par France 24 et RFI, 85 États ont voté en faveur de son départ, 13 s’y sont opposés et 15 se sont abstenus.
La décision repose sur des motifs de « faute grave » et de « manquement grave aux devoirs de sa charge », précise RFI. Suspendu de ses fonctions depuis 2025, Karim Khan est désormais définitivement écarté de la tête du parquet de la CPI.
Âgé de 56 ans, le magistrat britannique fait l’objet d’accusations de violences sexuelles formulées par une collaboratrice de son cabinet. Depuis le début de cette affaire, il a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
Une crise au sommet de la CPI
Les difficultés de Karim Khan ont débuté en 2024, une année marquée par plusieurs décisions judiciaires très médiatisées. Le procureur avait notamment sollicité des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant dans le cadre de la guerre à Gaza. Il avait également demandé des mandats visant plusieurs dirigeants du Hamas, dont certains sont depuis décédés.
Malgré son départ, les procédures engagées sous son mandat ne sont pas remises en cause. Selon Deutsche Welle, les mandats d’arrêt déjà délivrés par la Cour pénale internationale restent pleinement valables, seuls les juges de la CPI étant habilités à les annuler ou à les modifier.
Cette décision marque un tournant majeur pour la Cour pénale internationale, qui doit désormais engager le processus de désignation d’un nouveau procureur en chef afin d’assurer la continuité de ses enquêtes et poursuites.




